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Les Conditions pour Travailler en Suisse et devenir Frontalier

Conditions pour travailler en Suisse et devenir frontalier

La Suisse attire chaque année des milliers de travailleurs, notamment pour ses salaires élevés et son taux de chômage faible. Même s’il s’agit d’un pays proche des conventions françaises, la Suisse possède ses propres spécificités concernant le marché du travail et l’emploi des frontaliers. Alors que la France accorde une importance forte aux expériences professionnelles bien plus qu’aux diplômes, la Suisse est reconnue pour mettre en avant des qualités humaines telles que le savoir-être. De la rédaction du Curriculum Vitae, en passant par le permis de travail, jusqu’à la couverture maladie, quelles sont les conditions pour travailler en Suisse et devenir frontalier ?

 

 

Quelles sont les conditions pour travailler en Suisse ?

 

Comme pour la France et bien d’autres pays, vous devrez passer du temps à réaliser un CV complet, intéressant et attirant pour prospecter aux offres d’emploi en tant que frontalier. Là où la lettre de motivation n’est pas toujours obligatoire en France, notamment sur les offres en ligne, vous devrez obligatoirement en fournir une pour la Suisse. On vous demandera également vos diplômes et vos références, ou des lettres de recommandation si vous en avez.

 

Le CV pour la Suisse

 

Si le CV suisse se rapproche du CV français, il n’en a pas moins des caractéristiques spécifiques à la Suisse. C’est en respectant ces particularités que vous pourrez augmenter vos chances d’être retenu par un recruteur. Pour cela, il est important de suivre une check-list afin de ne rien omettre :

 

  1. Réalisez votre CV et votre lettre de motivation dans la langue de l’entreprise pour laquelle vous postulez (notez qu’en Suisse, l’anglais et l’Allemand sont couramment parlés) ;
  2. En plus de vos informations personnelles habituelles (nom, prénom, adresse, mail et téléphone), précisez le type de permis de travail que vous possédez (informations complémentaires plus bas) et votre nationalité. Vous pouvez aussi noter si vous possédez le permis de conduire et préciser lequel. La date de naissance, l’âge ou encore la situation familiale ne sont pas obligatoires sur un CV suisse ;
  3. Ajoutez une photo : elle n’est pas obligatoire, mais fortement recommandée ;
  4. Indiquez le poste pour lequel vous candidatez, ou décrivez vos attentes professionnelles en tout début de CV ;
  5. Mentionnez vos différentes compétences avant de rédiger vos expériences professionnelles et votre cursus de formation ;
  6. Détaillez correctement, du plus récent au plus ancien, vos expériences et votre parcours pédagogique. Les recruteurs suisses peuvent prendre contact avec vos anciens employeurs. De manière brève, votre ligne doit comporter :
  • l’intitulé du poste ;
  • le nom de l’entreprise et sa taille ;
  • le secteur d’activité et les missions dont vous étiez chargé ;
  • le lieu de travail ;
  • les dates de travail.
  1. Justifiez des “blancs” dans votre CV : année sabbatique, chômage, congé parental. Soyez honnête, les recruteurs préfèrent la transparence au mystère ;
  2. Écrivez vos compétences linguistiques, vos centres d’intérêt, vos missions de bénévolat, vos expériences personnelles (voyages, conférences, ateliers professionnels), vos compétences informatiques, en dernière catégorie. Vérifiez qu’elles soient pertinentes avec votre CV ou le poste proposé. C’est ici que votre “savoir-être” peut déjà être évalué ;
  3. Veillez à utiliser le vocabulaire approprié et l’appellation du poste : par exemple, un “réceptionniste” en France aura pour intitulé de poste “téléphoniste” en Suisse ;

 

 

Le CV suisse se compose de la même manière que le CV français en termes esthétique : il est divisé en blocs (formation, expériences, etc.), mais il n’est pas tenu d’être synthétique afin de respecter les critères de la page unique. Vous pouvez réaliser votre CV sur deux pages afin d’y apporter tous les détails qui vous semblent intéressants pour le poste auquel vous avez attrait.

 

Attention : gardez à l’esprit que dans certain secteur d’activité où le chômage avoisine les 5 % la priorité est donnée aux Suisses concernant les offres d’emploi. Une candidature réussie commence par un CV qui se démarque. La règle d’or est donc de rendre son CV le plus détaillé et pertinent possible et de présenter son profil de manière positive et attractive !

 

L’offre d’emploi suisse pour Français

 

Tout comme en France, il est possible de s’inscrire sur plusieurs sites pour postuler à des offres d’emploi ou diffuser son CV. Parmi les plus populaires, jobup.ch ou encore jobs.ch. Vous pouvez également consulter la version suisse de Monster (monster.ch) ou Indeed (Indeed.com) si vous êtes déjà un habitué. N’hésitez pas à vous rendre sur les sites web des cantons pour consulter leur page “recrutement”.

 

Pour mettre toutes vos chances de votre côté, il est bon de savoir que vous pouvez vous inscrire dans une agence de placement (agence d’intérim) qui pourra vous aider à trouver des offres en adéquation avec votre statut de frontalier.

 

Enfin, selon votre branche d’activités, vous pourrez vous créer un réseau et distribuer vos compétences dans les nombreux salons professionnels organisés chaque année en Suisse. Parmi les plus attendus :

  • le salon professionnel pour le travail de la tôle, du métal et de l’acier, du 20 au 22 septembre 2022 à Berne ;
  • le salon professionnel des technologies du laboratoire et des procédés (sciences de la vie et secteurs chimiques), du 28 au 29 septembre 2022 à Lausanne (ILMAC) ;
  • le salon nautique du Léman, du 11 au 13 novembre 2022 à Genève ;
  • l’exposium de la cybersécurité, l’infrastructure informatique et la sécurité physique, du 17 au 18 novembre, à Zurich ;
  • le Biodata World Congress, auprès de chercheurs travaillant sur le développement de médicaments, du 8 au 10 novembre 2022, à Bâle.

 

En tant que frontalier, vous avez aussi la possibilité de vous inscrire à l’ORP (Office Régional de Placement). Il vous permet de faire partie de la liste des demandeurs d’emploi français en Suisse. Pour y accéder vous devez remplir les conditions requises.

 

Enfin, pensez à vous renseigner sur les secteurs qui recrutent. Gardez en tête que la Suisse est composée de plusieurs bassins d’emploi, et chaque canton peut avoir ses propres conditions de recrutement. Il se peut qu’un bassin soit plus en demande de main-d’œuvre dans votre secteur d’activité qu’un autre.

 

Aussi, les recruteurs suisses mettent un point d’honneur à vérifier vos informations et à parcourir le web pour étudier votre profil. Attention donc à soigner vos réseaux sociaux, qu’il s’agisse d’un compte professionnel sur LinkedIn ou plus personnel comme Facebook ou Tik Tok. Gardez en tête que, quel que soit le recruteur, il vous sera demandé un permis de travail pour pouvoir exercer.

 

Quelles sont les conditions pour obtenir le permis de travail suisse et devenir frontalier ?

 

 

Le permis de travail suisse est le Saint-Graal qui vous permettra concrètement de débuter votre nouveau poste en tant que frontalier. Il existe plusieurs types de permis, mais seuls les permis B et G concernent les frontaliers français travaillant en Suisse.

 

Vous pouvez occuper votre poste un temps sans posséder de permis de travail, mais la demande doit être faite avant la date du début de votre contrat. Dans le cadre d’un frontalier ressortissant de l’Union européenne (UE) ou de l’Association européenne de libre-échange (AELE), ce sera au recruteur de faire la demande de permis auprès de l’Office de la population du Canton où se trouve le poste que vous occupez. Grâce à la libre circulation des personnes, l’obtention de ce permis est relativement facile.

 

Le permis B suisse

  • c’est quoi ? Le permis B suisse est un permis de séjour ;
  • pour qui ? Pour les travailleurs en CDI ou en CDD de plus de 12 mois ;
  • quand renouveler son permis ? Tous les 5 ans : les autorités adressent un avis d’échéance quelque temps avant la date d’invalidité avec toutes les informations nécessaires pour demander le renouvellement du permis ;
  • Le renouvellement peut-il être refusé ? Il peut être réédité pour 1 an au lieu de 5, si vous êtes au chômage depuis plus de 12 mois. Dans ce cas, une autorisation spécifique est émise avec le statut de personne non active (sous justifications).

 

 

Le permis G frontalier

  • c’est quoi ? Le permis G est un permis de travail ;
  • pour qui ? Pour les travailleurs frontaliers, c’est-à-dire les personnes habitant à l’étranger, salariés ou indépendants en Suisse (et dont le siège de l’entreprise se trouve aussi en Suisse) et se rendant à leur domicile au moins une fois par semaine ;
  • quand renouveler son permis ? Tous les 5 ans, tout comme le permis B (pour les ressortissants de l’UE/AELE).
  • Le renouvellement peut-il être refusé ? Afin de pouvoir le renouveler, il faut justifier d’un contrat de travail à durée indéterminée ou à durée déterminée de plus de 12 mois.

 

Si la durée de votre contrat de travail est comprise entre 3 et 11 mois, votre permis de travail sera valide le temps de votre activité en Suisse : il s’agit du permis L.

Sans permis, vous avez l’autorisation en tant que ressortissant de l’UE/AELE de séjourner 3 mois sur le territoire suisse pour vos loisirs personnels ou pour la recherche d’un emploi. De quoi vous laisser le temps de vous familiariser avec votre nouvel environnement.

 

Est-il obligatoire d’avoir une assurance maladie en Suisse ?

 

 

Pour travailler en Suisse et devenir frontalier vous avez l’obligation de souscrire à une assurance maladie pour vous protéger et protéger votre famille. Dès votre premier jour de travail, vous n’êtes plus couvert par la Sécurité sociale française et vous devez donc faire le choix d’une assurance maladie française (la CMU pour frontaliers) ou suisse (appelée LAMal pour frontaliers). Vous devez choisir l’une d’entre elles dans les 3 mois suivants le début de votre activité salariée. Ce choix est appelé “droit d’option”. Passé ce délai, vous serez automatiquement inscrit à LAMal.

 

L’assurance maladie LAMal frontalier

 

La LAMal (Loi fédérale sur l’Assurance Maladie) est l’assurance obligatoire pour tous les salariés travaillant en Suisse. Il s’agit d’une assurance payante qui vous permet de bénéficier d’une couverture santé. L’assuré cotise pour bénéficier de la prise en charge de ses soins. Le coût de la cotisation dépend de sa tranche d’âge et des bénéficiaires ajoutés au contrat.

  • 300 CHF (environ 310 euros) pour la franchise annuelle. Une fois le montant de la franchise atteint, votre assurance LAMal couvrira le restant de vos frais de santé ;
  • lors d’une visite chez un médecin, vous réglez 10 % du montant total des soins, le reste étant pris en charge par LAMal ;
  • pour une hospitalisation, vous devrez vous acquitter de 15 CHF (environ 16 euros) par jour sauf pour un séjour en maternité, en pédiatrie ou pour les jeunes adultes en formation.

 

Vous avez le choix de réaliser vos soins en France ou en Suisse. Dans le cadre d’une prise en charge des soins en France, vous dépendez des modalités de remboursement de l’Assurance Maladie française. Vous pouvez demander une carte vitale française si vous réalisez vos soins en France.

 

L’assurance maladie CMU frontalier

 

Comme pour la LAMal, vous pouvez choisir de vous faire soigner en France comme en Suisse. Vous pourrez conserver le même système administratif, à savoir :

  • une carte vitale,
  • un compte Ameli,
  • une CEAM (carte européenne d’assurance maladie) : la demande s’effectue via votre compte Ameli. Elle est gratuite et valable deux ans.

 

Si vous souhaitez consulter un médecin en Suisse, vous n’aurez pas besoin d’une autorisation spécifique de la CPAM. Vos frais de santé ou vos hospitalisations seront pris en charge selon la législation française. Sachant que les soins sont plus chers en Suisse, le reste à charge est souvent onéreux.

 

Pour les soins spécifiques ou les établissements qui n’ont pas signé d’accord avec la France concernant les soins aux frontaliers, vous devrez réaliser une demande de prise en charge auprès de l’Assurance Maladie.

 

Si vous optez pour un médecin ou des soins en France, il n’y aura pas de modifications particulières aux conditions de prise en charge que vous connaissez en tant que Français résidant en France.

 

Le système d’assurance maladie n’étant pas le même qu’en France, vous vous exposez à des risques importants sans souscription dans les temps impartis. Pensez donc à vous renseigner pour déterminer quelle assurance vous correspond le mieux.

 

 

Les conditions pour travailler en Suisse et devenir frontalier demandent donc de respecter scrupuleusement les spécificités liées au CV et d’avoir en tête les exigences liées à l’emploi des frontaliers en Suisse. La libre circulation des personnes a permis aux ressortissants de l’UE et de l’AELE de prétendre aux postes ouverts aux frontaliers en Suisse, mais un permis est obligatoire pour pouvoir accéder à un poste sur le long terme. Gardez en tête que la couverture santé est un coût supplémentaire pour vous et votre foyer. Veilliez à choisir avec soins votre assurance maladie en fonction de vos besoins. À tout cela, il vous faudra prendre connaissance des autres frais et cotisations qu’impose la Suisse pour vous éviter toute surprise dans votre quête du statut de frontalier. Pour vous aider dans vos démarches et optimiser votre couverture santé, demandez conseil à Mon Courtier Frontalier !

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